Le Domaine Royal de Marly est le trait d'union historique et géographique entre Saint-Germain-en-Laye et Versailles, toutes deux villes royales et seulement distantes de quelques kilomètres, ayant respectivement vu naître et mourir le souverain Louis XIV.
Le Parc devient flamboyant à l'automne.
Le Roi, lassé du beau et de la foule, se persuada qu’il voulait quelquefois du petit et de la solitude.
Saint-Simon (1675-1755)
L'oeuvre de Jules Hardouin-Mansart
Un lieu de villégiature
Le Parc de Marly a été imaginé par l’architecte Jules Hardouin-Mansart, à la demande de Louis XIV.
Alors que le Château de Versailles servait de lieu de règne (et de prison dorée pour la noblesse, que le Roi souhaitait avoir à l’œil à des fins politiques), le Roi Louis XIV souhaitait disposer d’un lieu de villégiature pour s’y retirer et se reposer régulièrement quelques jours.
Dix années de travaux
Ainsi, il demanda à Jules Hardouin-Mansart(1), Premier architecte du Roi et surintendant des Bâtiments du Roi, de concevoir un domaine royal à proximité de Versailles.
Dix années de travaux furent nécessaires afin de défricher une partie des terres composants le Parc, ainsi que pour dégager la vue sur les collines avoisinantes et ainsi offrir au Roi une vue dégagée sur la vallée de la Seine, qu’il connaissait déjà fort bien, étant né à quelques kilomètres de là au château de Saint-Germain-en-Laye (commune voisine de Marly-le-Roi).
Durant de nombreuses années, le Roi n’avait qu’à fuir le Château de Versailles par une porte dérobée et traverser les forêts avoisinantes par une route rectiligne (actuelle Route Nationale 186) pour ainsi rejoindre le Domaine de Marly, distant de quelques kilomètres.
La légende raconte que lors de ses départs impromptus pour Marly, la noblesse n’était pas ou peu prévenue, et certains de ses membres continuaient de faire le pied de grue dans les antichambres du Roi à Versailles, alors que ce dernier s’était éclipsé depuis plusieurs heures, voire plusieurs jours.
Le domaine était pourvu d’un château principal mais également de maisons d’hôtes disposées autour du plan d’eau principal, pouvant ainsi permettre la réception de quelques invités privilégiés.
A partir de la Révolution Française, le patrimoine matériel constituant le parc (statues, mobilier, bâtiments) sont détruits, déplacés ou revendus, jusqu’à ce qu’un certain Napoléon 1er rachète le Parc nu, pour en faire un terrain de chasse.
Le second plan d'eau est situé en amont du plan d'eau principal et des emprises du château. Il est nommé le "Grand Miroir".